Vendredi soir, nous essayions un nouveau restaurant, dans notre charmant quartier. Un peu déçu par ce bistrot, à la déco vieille France, qui ne tient qu’à moitié ses engagements. Les patrons, plutôt sympathiques, ne semblent pas se soucier, plus que ça, des desiderata des clients et sont prêts à leurs vendre un peu tout avec des discours façon JP Coffe.
Mais, le patron prend au moins le temps de venir vous parler plusieurs fois pendant le dîner. Et, je ne sais plus comment - sûrement parlions-nous d’un autre complot étatico-americano-médiatico-religieux (en bon français à table, on parle de bouffe… et des terribles complots qu’ils fomentent tous contre nous) – le patron s’exclame « Ah, ça c’est comme l’histoire de la grippe aviaire ».
Interloqués, nous le regardons, nous nous regardons, un complot nous aurait-il échappé !
Et lui de développer : on fait traîner cette crise pour tuer le petit commerce au profit des sociétés de grande consommation. Merde, alors, j’étais scié… Comment n’y avais-je pas pensé avant ! :))
Au moins, les théories de Dylan Avery sont plus sexys !