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mai 2006 Archives

mai 2, 2006

Rendez vous avec moon star

mar. 02.05.2006 15:26 02052006
mar. 02.05.2006 15:26 02052006


mai 9, 2006

Manifestation

mar. 09.05.2006 21:40 09052006
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mai 10, 2006

V pour... Violence ?

Cinéma ce soir... Enfin...
Donc comme je le souhaitais depuis une dizaine, je suis allé voir V pour Vendetta. J'ai lu la BD il y a quelques années (+ de 10 ans je pense). Je gardais cependant un souvenir assez précis du dessin de David Lloyd, réaliste, au trait marqué et aux couleurs délavées et quasi monochromes. Une BD bien noire au scénario signé Allan Moore (From Hell entre autres).

Qu'en ont fait les Wachowski brothers. Oui ils ne l'ont pas réalisé, mais le scénario est d'eux et le réalisateur n'est autre que le premier assistant réalisateur des mêmes frères Wachowski sur la trilogie Matrix. Donc on retrouve leurs thèmes de prédilection : l'élu qui éveillera la conscience des autres et sèmera le vent de la révolte ; la révolte contre les systèmes fascistes ; le sacrifice de l'élu et l'amour sublimé et impossible. Très biblique !
Côté réalisation, en dehors du personnage de V (costume et masque trait pour trait de la BD), une petite déception... Pas de traitement de l'image pour recoller à l'univers de la BD, des effets spéciaux dans les combats un peu pauvres (il aurait mieux fallut s'abstenir), rien qui déchire vraiment quoi !

Bien sûr les Wachowski n'ont pas manqué de mettre un peu plus d'actualités. Ils évoquent donc, sans vergogne, l'instrumentalisation du terrorisme par les états pour mettre en place des lois réduisant les libertés des individus. Et pousse la thèse plus loin : et si ce n'étaient pas de méchants islamistes qui avaient fait ça, mais des politiques mal intentionnés dans le but d'usurper le pouvoir... Tout ça nous ramène au 11 septembre, au Patriot Act et au film de Dylan Avery, Loose Change.

Bon mais revenons dans la vraie vie... Je sors du cinéma, un peu abattu, parce que je viens de voir (somme toutes le scénario n'est pas si invraisemblable) et je rentre chez moi à pied. Souvent quand je sors du cinéma, je suis un peu dans les limbes, entre les restes du film et la réalité où j'évolue. Boulevard Edgar Quinet, je lève la tête en direction de Raspail et vois des gyrophares, et en regardant bien un troupeau de CRS qui marchent au pas devant des cars. Ils sont nombreux les bougres... Ils avancent de front vers Montparnasse, suivi d'un cortège impressionnant de cars, voitures et véhicules anti-émeutes ! Je ne sais pas si vous avez vu le film... mais il y a vraiment des scènes qui y ressemblent étrangement.

Bon, curieux, et pas encore complètement revenu dans la réalité, j'avance... on verra bien ce qui se trame. Le temps que j'arrive le cortège a bien avancé (d'où la photo du post précédent). Devant, le café qui fait l'angle, les patrons se marrent. Je leur demande koikes ? "Oh rien, c'est des mecs du mouvement Occident cagoulés qui défilent encadrés par des CRS... Il y en a plus que de manifestants."
Le mouvement Occident c'est... faites une recherche sur google, vous obtiendrez une page de dégeuli nazillon. À ce moment précis, quand je prends la photo... et bien je ne suis pas vraiment sur d'être sortit de la salle de cinéma... ou tout du moins je préférerai y être encore ! Mais que foutent des FAFS encagoulés à 21h40 boulevard Raspail !!!
Ces jeunes et moins gens forts peur fréquentable manifeste tous les 9 mai pour commémorer le mort d'un des leurs... je n'ai pas creusé plus ça ne m'intéresse vraiment pas.
Ce qui m'intéresse c'est pourquoi ces enculés (n'ayons pas peur des mots) ont le droit à un service d'ordre aussi délirant (je vous jure c'était affolant le nombre de véhicules). (Les lycéens et les étudiants n'y ont pas eu le droit). Parce qu'"on" a peur qu'ils cassent tout... ou bien parce qu'"on" voudrait éviter qu'ils se fassent fracasser leurs gueules ?

Je ne suis vraiment pas sûr de vouloir connaître la réponse !

mai 12, 2006

du rêve à la réalité

ven. 12.05.2006 11:27 12052006
ven. 12.05.2006 11:27 12052006
La photo n'est pas très bonne... qu'importe, il ne me reste plus qu'à l'accrocher.

Le site de Jean-Baptiste Dumont est en ligne.
Allez vite le consulter et découvrir peintures, sculptures, dessins et assemblages...
Un univers propre à cet artiste talentueux !

mai 22, 2006

La vie est dure!

lun. 22.05.2006 19:22 22052006
lun. 22.05.2006 19:22 22052006


no comment

mai 23, 2006

Le doux bruit du RTC…

A la campagne, pour tout un chacun, il y a le souffle du vent dans les arbres, les oiseaux qui piaillent, le calme, le bruit du tracteur au loin dans les champs, … Et pour le blogueur, le bruit de la connexion RTC, vous savez le « ding boum zwing pschhhht » ( 3 fois, au moins) qui le ramène des années en arrière !

Merde, c’est une tétralogie !

Salaud ! Enfoiré ! … C’était pourtant pas compliqué, une histoire avec trois personnages en 3 volumes… Et bien non, Enki Bilal, nous réserve toujours de nouvelle surprise, ce sera donc une tétralogie, dont le 3e volume est sortie il y a peu.

Mais en dehors de ma déception de devoir encore attendre le 4e opus, pendant un an peut-être deux (on ne sait jamais avec cet artiste), je dois avouer que j’en ai encore plein les yeux. Les lecteurs assidus de Bilal savent bien qu’il faut attendre parfois très longtemps entre deux albums (cf la Foire aux Immortels et La Femme piège, 12 ans je crois !). Et c’est un peu ce qui fait la magie de ses bandes dessinées… d’un tome à l’autre l’artiste à encore progressé, affiné ou modifié sa technique, il est influencé par de nouvelles choses. Du coup même si le fil rouge reste le même, chaque album est une nouvelle histoire.

CouvertureEt celui-ci, Rendez-vous à Paris, est tellement abouti au niveau du « dessin » que j’avoue ne plus savoir si le mot dessin est juste… Chaque planche, chaque strip semble être un tableau à lui seul… le texte se fait de plus en plus rare, laissant place à l’image qui parle d’elle-même. Un vrai bonheur ! Merci Bilal, mais de grâce, vite la fin de l’histoire (si tant est qu’il puisse il y en avoir une).

mai 25, 2006

Un pas de danse

CouvJe viens juste de le terminer… c’est le privilège de l’exil à la campagne : je ne suis pas tenu de lire uniquement le soir ! Je viens donc de terminer le dernier Henning Mankell, Le retour du Professeur de danse.

Mankell est un auteur suédois de roman policier, un des précurseurs de cette vague du polar scandinave. Une grande partie de son œuvre était alors consacrée à un héros : le commissaire Kurt Wallander, vivant dans le sud de la Suède à Ystad, non loin de Malmö. Au fil des intrigues, en trame de fond, la vie, la tragédie (en tant que spectacle des passions), de cet anti-héros, nous est dévoilée… Le lecteur s’attache, une véritable empathie s’installe entre Wallander, ses problèmes de santé, de cœur et familiaux et lui derrière les pages imprimées.

Alors, le pari n’était pas facile… Kurt approchait de la retraite, il fallait un autre personnage. Un livre de transition, Avant le Gel, où la fille de Wallander mène l’enquête, et lui est relégué en trame de fond. L’intérêt pour le lecteur était de garder ses points de repères géographiques, des personnages secondaires déjà connu… Mais je dois être franc, ce livre m’avait laissé un peu sur ma fin.

Changement radical… direction plus au nord de la Suède, un nouveau héros trentenaire… et donc un pas de danse risqué… Mais tellement réussi. Un livre haletant, autant que peu l’être un polar scandinave, un univers froid et sombre, un héros jeune et déjà meurtri comme on les aime. Une intrigue pleine de rebondissement, où Mankell dénonce le néo-nazisme qui perdure dans notre vieille Europe, et toujours beaucoup de finesse dans le texte grâce à la traduction d’Anna Gibson.

Mankell est un auteur complet et brillant, et je ne résiste pas à vous livrer ici le texte de sa postface, une sorte de manifeste de son œuvre et surtout des idées qu’il distille.
« Ceci est un roman. Je ne décris pas les événements et les milieux tels qu’ils sont, ou ont été, dans la réalité. Je m’autorise certaines libertés. Par exemple celle de déplacer des carrefours, de repeindre des maisons et surtout d’inventer des enchaînements fictifs là où c’est nécessaire. La même chose vaut pour les personnages. Ainsi, je ne crois pas qu’il existe à Ostersund un policier prénommé Giuseppe. Personne n’a donc lieu de se sentir visé. Toute ressemblance avec des personnes réelles ne peut cependant être totalement évité. Il s’agit dans ce cas de pures coïncidences.
Mais le soleil, début novembre dans le Härjedalen, se lève bien autour de huit heures moins le quart. On retrouve donc, au milieu de la fiction, un certain nombre de vérités indubitables.
Ce qui était évidemment mon intention. »

Comprenez : je ne vise personne, mais oui les réseaux néo-nazis existent en Suède et ailleurs!

A propos de mai 2006

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